Accident ferroviaire de Luttre - Photo Michel Thiry

Luttre – 15 août 1974

Michel Thiry
SNCB Patrimoine / NMBS Historisch
Témoignage et archives photographiques.

Le souvenir d'un témoin direct

À l'occasion du 51e anniversaire de l'accident de Luttre-Pont-à-Celles, Michel Thiry revient sur les événements vécus alors qu'il était agent du mouvement à Luttre.

Prévenu de l'accident dès l'aube du 15 août 1974, il se rend sur place avec son matériel photographique et reçoit pour mission de documenter le site du sinistre.

Plus de deux cents diapositives et négatifs furent réalisés, dont une partie servira ultérieurement dans le cadre de l'instruction judiciaire. Plusieurs clichés sont aujourd'hui conservés dans les collections patrimoniales ferroviaires.

Le train accidenté était composé de quatre automotrices : 160, 028, 021 et 012. Les dégâts furent considérables et les voitures se retrouvèrent dispersées sur plusieurs centaines de mètres, certaines étant projetées hors de la voie ou encastrées dans les structures du pont.

Automotrice 160 après l'accident de Luttre

Les opérations de relevage

Dès l'annonce de l'accident, les services de secours, la gendarmerie, les ambulances et les équipes techniques de la SNCB furent mobilisés.

Les dégâts causés à la caténaire et aux deux voies principales imposèrent la mise hors tension immédiate du secteur ainsi que le déploiement de plusieurs trains de secours.

Les grues de relevage de Ronet et de Schaerbeek furent appelées en renfort afin de dégager les voitures accidentées. Les premières opérations purent commencer après les constatations judiciaires.

Travaux de relevage à Luttre
Grues de relevage sur le site de l'accident
Train de secours de la SNCB

Remise en état du réseau

Le 16 août, les équipes de Monceau, Ronet et Schaerbeek commencèrent à remettre à rail les premières voitures. Certaines furent immédiatement dirigées vers les ateliers centraux de Malines pour expertise et réparation.

Les jours suivants furent consacrés à la remise en état de la voie A et de la caténaire afin de rétablir progressivement la circulation entre Bruxelles, Nivelles et Charleroi.

Des moyens exceptionnels furent nécessaires pour dégager les véhicules les plus lourdement endommagés ainsi que pour sécuriser le pont dont la structure avait été déplacée par la violence du choc.

Voiture relevée après l'accident
Travaux de rétablissement de la ligne